La compassion et nos dirigeants
Comme à chaque matin, je me lève, j’active la machine à café et j’allume la télé. J’entends aux nouvelles que le gouvernement Harper annonce qu’il faut se serrer la ceinture…. Bon ok, pour mon tour de taille (j’entends ma blonde pousser un petit cri de soulagement) et le gouvernement Charest qui lui pense aux autres ; regardez les cadeaux (nominations) faits à ses amis…
Chaque instant de notre quotidien s’inscrit comme déterminant pour soi et pour l’autre. De cœur de pierre à cœur de chair ; la compassion. Oh Wow, quel gros concept surtout pour les dirigeants de ce pays. Pas facile je l’admets de souscrire à une humilité face à soi-même et aussi face aux autres. L’imputabilité de notre bonheur n’aura de fondement que dans le bonheur que nous offrirons à l’autre. Par complicité, nous devons partager la connaissance que nous avons des pièges de l’existence, des enjeux économiques, des risques du défi mondial. C’est l’essence même du partage et de la saine communication.
Bon ou mauvais, mais le gouvernement a choisi de nous le faire savoir juste avant les célébrations où tout le monde est préoccupé par les courses et les achats de dernières minutes. À votre avis qui s’en fait avec cela ? Voilà la compassion de nos dirigeants, passons les choses qui peuvent nous nuire pendant que personne n’écoute…
Tout l’accueil que nous réservons à l’autre prédestine le niveau de relation que nous établirons. Le respect, l’honneur, la vérité et l’engagement permettent l’élévation à un niveau de conscience plus près de l’avenir de l’homme. L’évolution générale des humains résulte de l’addition des évolutions individuelles de chacun. Nous avons une responsabilité en tant qu’être humain à réaliser ce projet et à favoriser l’émergence d’un comportement responsable et sans jugement. Être sans jugement, c’est pouvoir entendre l’autre avec attention sans dénigrer son opinion même s’il est sans fondement ; c’est pouvoir recevoir l’autre malgré son manque de connaissance ou d’expérience tout en étant disposé à l’accompagner sur le bon chemin tracé pour nous. C’est de nous mettre en présence de personnes qui nous permettent d’évoluer dans notre humilité, dans notre compassion à se rendre disponible à l’autre.
L’élévation de la conscience nous amène à une vigilance constante face à nos propos, nos réactions, nos colères, nos attentes et même nos projets … Ainsi nous aurions une humanité plus conséquente et à même de se réaliser. Pourquoi ont-ils choisi ce moment pour annoncer de mauvaises nouvelles, plutôt que de favoriser un temps de réjouissance ? Car depuis un an, qu’à des coupures, et des mauvaises nouvelles nous n’avons eu droit !
Vivre la fraternité humaine…
Guy Parent