le monde dans lequel on vit, une œuvre d’unification mondiale, sur quelle base?
Comment définiriez-vous l’unité ?
Pour certains, ce mot désigne simplement l’absence de conflit. Si, par exemple, des pays s‘accordent sur des conditions de paix et signent un traité, on pourrait dire qu’ils sont unis. Mais est-ce vraiment le cas? Pas forcément. Au cours de l’histoire, des milliers de traités de paix ont été conclus, puis violés. Pour quelle raison ? Souvent, parce que les dirigeants se soucient plus de leur suprématie que de la paix et de l’unité. Parfois aussi, des pays craignent ce qui pourrait se produire si d’autres les surpassaient en puissance économique, militaire etc.
On le comprend, ce n’est pas parce que deux nations ne se font pas la guerre qu’elles sont en paix et unies. Si deux hommes se mettent mutuellement en joue, dira-t-on qu’ils sont en paix pour la simple raison qu’aucun d’eux n’a encore appuyée sur la détente. Est-ce alors une base de paix ou de violence?
Tôt ou tard, les nations et leurs dirigeants se rendront compte de la réalité de leur interdépendance. Cette prise de conscience amènera une approche totalement nouvelle des problèmes auxquels ils sont actuellement confrontés, leur permettant de les résoudre plus facilement et avec plus de sagesse. Progressivement, un changement de perspective conduira au remplacement de la confrontation et des compétitions acharnées d’aujourd’hui, par la compréhension mutuelle, et à la coopération.
Il faut bien dire que toutes les nations n’avanceront pas à la même allure dans cette direction mais l’efficacité de la méthode, fondée sur un évident bon sens, finira par encourager même les moins enthousiastes à voir combien elle est profitable pour tous. Chaque pas effectué dans ce sens cimentera le processus et hâtera le mouvement vers la coopération. De cette manière, on verra se développer une relation plus saine entre nations, ce qui avec le temps amènera un véritable sens de la fraternité.
Nous pourrons voir des nations agir sans les restrictions qu’imposent le veto des grandes puissances et leurs « récompenses » financières. Ceux qui élèvent le plus la voix pour exiger la démocratie en terre étrangère sont étrangement aveugles à leurs propres comportements qui vont à l’encontre des traités de l’Organisation des Nations Unies. Les hommes doivent prendre conscience que les peuples de toutes les nations ne font qu’un, égaux entre eux, et dépendants les uns des autres. Aucune nation ne possède le monde, ni ne peut le régir. Aucune ne peut s’opposer seule à toutes les autres. Les jours des empires et de leur domination sont révolus.
L’homme est au seuil d’une compréhension nouvelle de son rôle sur la planète Terre. Cela implique un changement dans sa relation avec ceux qui cheminent avec lui sur la voie de la sagesse, sur la voie d’une gestion digne et éclairée des ressources de ce monde d’abondance. Cela démontre que sans un changement de direction l’avenir serait difficile et même sinistre. Ce qui leur inspirera une prise de conscience de leur Interdépendance et de la réalité de leur Fraternité. Vivre la fraternité humaine ….
Guy Parent